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Nouvelles

2017-06-14

Trois jeunes québécoises parmi les géants de l'industrie du drone

En marge des activités menées par des grandes entreprises aéronautiques de la région de Montréal, on assiste -ici et là- à la naissance de plus petits projets, souvent novateurs et menés parfois par de très jeunes pousses. Chacune à sa façon, elles tentent de se tailler une place dans l’industrie encore naissante du drone. En voici trois exemples.


ARA Robotique

Situés dans le Quartier de l’innovation, à Montréal, une dizaine de jeunes ingénieurs d’ARA Robotique développent un autopilote de calibre industriel conçu spécifiquement pour les drones de type multirotor.

Ce produit, qui permet de contrôler à distance toutes les fonctions principales de l’engin, peut être comparé à une ordinateur de bord, ou encore au cœur du contrôle de l’appareil, explique son président et cofondateur, Pascal Chiva-Bernard.

Par ses travaux, ARA Robotique cherche à surpasser les standards actuels en augmentant le niveau de sécurité et de précision des drones, permettant ainsi aux opérateurs de se concentrer davantage sur la collecte de données. En parallèle, ARA offre des solutions clé-en-main à des clients qui désirent adapter leurs drones à leurs besoins spécifiques.

Consultez la manchette du Journal Les Affaires du 17 juin: Drones, ils arrivent

Enfin, l’air de rien, la jeune entreprise de Montréal aurait déjà réussi à poser un orteil en Europe. En collaboration avec M3 Systems, ARA travaille à des projets de développement technologique dans le cadre d’un programme avec l’Agence spatiale européenne.

 
Laflamme Aéro

Sans avoir fait encore trop de bruit, Laflamme Aéro a depuis longtemps dépassé le stade de la jeune pousse. À tel point que le mois dernier, l’entreprise de Saint-Joseph-de-Coleraine dans la région de Thetford, s’est déplacée à Dallas, aux États-Unis, pour présenter à toute l’industrie le drone de grande dimension qu’elle s’apprête à commercialiser.

Résultat d’un projet de 2,3M$, financé en partie par le Consortium en aérospatiale pour la recherche et l'innovation au Canada (CARIC), le LX300 est un hélicoptère sans pilote de 300 kg, capable de transporter des charges de 90 kilos et offrant une autonomie de vol pouvant aller jusqu’à huit heures.

Il pourrait s’avérer utile lors d’opérations de cartographie en basse altitude, d’inspection des glaces, de surveillance armée ou policière et en agriculture de précision, notamment pour l’épandage de produits. Et déjà, l’intérêt de clients serait au rendez-vous.

Son président, Enrick Laflamme, est confiant d’avoir développé le meilleur produit qui soit dans son marché. Plus performant que la concurrence à de multiples niveaux techniques, il se détaillerait en plus à 30% moins cher que la concurrence.

Laflamme Aéro effectuera ses tests au cours de l’été en vue d’un début de commercialisation et de production en 2018. Si tout se déroule comme espéré, l’entreprise envisage déjà la construction d’une usine et la création d’une cinquantaine de nouveaux emplois dans la région.


SlidX

La startup montréalaise n’a pas encore vendu un produit. Mais cela ne devrait pas tarder si l’on en croit son jeune cofondateur et président de SlidX, Gary Chorostecki.

Après voir investi quelque 180 000$ dans l’aventure, l’entreprise a mis au point un drone à décollage et atterrissage vertical pouvant transporter du matériel médical, ou encore de la nourriture, sur des lieux difficilement accessibles autrement. On pense aux zones sinistrés, par exemple.

Pour ce faire, l’entreprise s’est adjoint la collaboration d’entreprises d’ici comme Lézard 3D, ou encore Techniprodec, de Rivière des-Prairires, spécialisé depuis 40 ans dans l’assemblage et la fabrication de structures complexes pour l’industrie aéronautique.

«Tout est encore embryonnaire. C’est vrai. Mais avec l’apparition de nouvelles normes de qualité et de traçabilité, nous croyons que naîtra un marché dont il nous sera possible de tirer profit», dit Sébastien Farkas, président de Techniprodec.

Depuis deux mois, SlidX travaille à répondre à des appels de proposition aux Etats-Unis, en Corée, en Japon et en Afrique du Sud notamment. Et en attendant sa première commande, SlidX prépare une traversée de l’Atlantique à l’aide d’un drone alimenté par des panneaux solaires. À suivre.


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Source
Les Affaires

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